08/02/2008

Mets ta main devant ta bouche !

Hier matin, en poussant la porte du boulot après mes quelques petits jours de congé, j'ai tout de suite vu que quelque chose ne tournait pas rond. (Oui oui, même le matin, je suis une grande observatrice). Il faut dire aussi que quatre bureaux inoccupés sur neuf donc quatre collègues absents sur neuf, ça se remarque assez vite. D'autant plus que depuis deux semaines, on partage tous une seule et même pièce ! Bah, je m'dis dans un premier temps qu'ils ont sans doute décidé de prendre eux aussi un peu de congés... avant que notre gentille secrétaire me confie que "non, pas du tout, ils sont tous les quatre malades". Hé bien, dis donc, ils ont dû circuler les microbes, ici, ces derniers jours. Soit, je prie pour que mon système immunitaire combatte de toutes ses forces les bactéries qui se baladeraient encore dans l'air, je m'assieds derrière mon petit bureau et je commence à travailler.

Quelques minutes plus tard, une tornade débarque dans la pièce : un de mes collègues. Non, rectification : le plus lourd de mes collègues (dans tous les sens du terme, d'ailleurs). La cinquantaine, un peu bedonnant, accro à la cigarette depuis qu'il a décidé d'arrêter de fumer... la pipe (au bureau, comme il ne peut pas fumer, il mâchouille un bâton de réglisse entre deux pauses cigarettes). Il ne parle pas, il crie (quand moi je crie, c'est encore moins fort que quand il parle, surtout quand il est au téléphone). Il ne marche pas, il se laisse tomber d'un pied sur l'autre. Et il frappe sur son clavier comme sur une machine à écrire. Bref, il est une source de stress à part entière !

Il vient me dire bonjour (et pose au passage un bisou tout mouillé sur ma joue, mmmh...), je lui demande s'il va mieux et il me répond tout naturellement qu'il est quasiment remis de sa grippe. Quoi ? Quasiment ? Je râle déjà intérieurement en me disant que ça ne devrait pas être permis que les gens malades reviennent travailler avant d'être totalement guéris, mais je garde ma réflexion pour moi en me disant que je vais être gentille, que ça ne sert à rien que je fasse une petite remarque désobligeante de si bon matin ! Hé bien, figurez-vous que j'ai immédiatement regretté de ne pas avoir parlé lorsqu'il s'est tout d'un coup mis à tousser bruyamment, la bouche ouverte, sans évidemment penser un seul instant à mettre sa main devant sa bouche comme toute personne bien éduquée soucieuse du bien-être des autres ! C'était comme si je voyais tous les microbes sortir de sa bouche et nous narguer dans la pièce (y'avait ça dans un film, je ne sais plus trop lequel, mais ça m'avait marqué) ! S'il m'avait regardé à ce moment-là, il aurait vu sur mon visage une expression de profond dégoût. Evidemment, pas un seul regard. Il s'est pschitté un spray dans la bouche, qu'il s'est ensuite frottée du revers de la main avant de continuer à enfoncer de toutes ses forces les touches de son clavier sans se soucier le moins du monde de ses microbes ! Ah, que ça m'énerve !!!

Annick, si un jour tu es en manque de "jeudi du mal", je te suggère "les malades, c'est le mal" ! :-)

08:37 Écrit par Ciboulette dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

avec plaisir! je note!

ton lourd collègue me fait penser au mien que j'appelle mon gros collègue, tout pareil, sauf le bisous mouillé ouf...

faudrait vérifier mais j'ai toujours entendu dire qu'un malade était contagieux avant que la maladie ne se déclare et plus après. cela dit tousser sans se protéger c'est irrespectueux et anti-hygiénique ça c'est clair!

Écrit par : annick | 08/02/2008

Beurk! C'est assez immonde... N'ayons pas peur des mots...

Écrit par : La P'tite Mimi | 08/02/2008

oui, les virus c'est le mal, et les collègues qui les propagent aussi!

Écrit par : Marie D. | 08/02/2008

Microbes De si petites choses qui nous met si facilement sur le carreau. J'espère que ton système immunitaire ne te fera pas fau bon!!!

Écrit par : fraca14 | 09/02/2008

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